24 avril 2008

Le garçon à la toupie bleue

scène de rue de nuit en Inde
8th Cross, Malleshwaram, Bangalore, avril 2008

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29 mars 2008

Holi à Varanasi

photo de holi a varanasi
Une mission : arriver à la gare de Varanasi (Bénarès) à 9h30 du matin après une nuit de train et rejoindre une guest house, à quatre kilomètres, le long du Gange (à propos, saviez-vous qu'à Bénarès le Gange a la forme du croissant de lune qui orne la chevelure de Shiva?).

photo de holi a varanasi

Ce jour-là, le samedi 22 mars au matin, c'est le moment culminant du festival de Holî, dit aussi festival des couleurs. Cette grande fête de l'arrivée du printemps est parfaitement adaptée au principe d'enfance perpétuelle qui règne en maître dans la société indienne.
Les magasins ferment et tout le monde sort dans la rue pour barbouiller et se faire barbouiller de couleurs des pieds à la tête.

Le jeu consiste à recouvrir surtout ceux qui ne veulent pas.
Cela se passe en famille, juste devant la porte de la maison ou alors dans la rue. A Varanasi, partout les pèlerins ont laissé la place à des sonos -techno à fond les manettes- et à des groupes exclusivement constitués d'hommes qui se sautent dessus, s'embrassent et, les mains pleines de pigments, s'en mettent partout. C'est un grand élan régressif à l'échelle d'une ville entière.
Les femmes restent devant chez elles pour le faire avec les enfants. Les foules d'hommes indiens sont un peu trop tripoteuses pour être honnêtes.

Il faut dire que ça a commencé tôt à Varanasi. Dès l'aube, les gens se sont retrouvés au bord du Gange pour préparer le Bhang, la boisson au cannabis traditionnellement associée à Holi. Tenez, la recette sur le site officiel.

photo de holi a varanasi

Reprenons. Oui, nous arrivons à la gare avec Juliette à 9h30. Ambiance de guerre civile : tout est donc fermé, des bandes rôdent dans les rues avec des grands sacs de pigment plus quelques armes de poings légères : seringues, pistolets à eau, pulvérisateurs.
Un rickshaw nous conduit jusqu'au bord du Gange à prix d'or. Le véhicule est recouvert de peinture.
Maintenant c'est le plus dur, rejoindre l'hôtel à pied. On se sait condamné, nos vêtements avec, mais il y a les sacs à dos...

Et puis il faudrait parler des tireurs embusqués, groupes de snipers en culottes courtes sur les balcons et les terrasses qui eux remplissent carrément des seaux. 5 litres d'eau ! 10 !, un sac de pigment et hop par dessus la rambarde. C'est l'artillerie. D'autres, embusqués, ont acheté des seringues en plastique longues de cinquante centimètres qu'ils remplissent d'encre.
Enfin, il y a ceux qu'on va appeler les brigades chromatiques, à deux ou trois sur une moto, qui sillonnent la ville, tête baissée et seringue au poing pour détecter les rabats-joie immaculés et monochromes.

Et nous, au milieu de ces bandes complètement défoncées et armées, que croyez-vous qu'il nous arriva ?
Tête, cheveux, sacs, tout. Cibles bien trop privilégiées !



Mais comme j'ai confiance en mon karma -et en l'étanchéité de mon appareil-, je suis ressorti un petit moment faire quelques images. Le chien (photo en bas) a été rencontré à Kolkata par contre, quatre jours après Holî.

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

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28 mars 2008

Howrah Bridge - Retour du nord

Je suis revenu de mon incursion de deux semaines dans le nord du pays. Un peu de tourisme au début dans l'Orissa. A Bhubaneshwar, on aperçoit depuis une plateforme, le colossal temple du maître des trois mondes dans lequel les non hindous ne peuvent rentrer. A Konarak, le temple du soleil, conçu comme un char de pierre, est recouvert de sculptures érotiques que les indiens observent avec un air de pas y toucher.
Arrivé à Puri au bord de l'océan, j'ai repris le travail à la chambre sur les terrains de jeu comme je l'avais commencé à Mumbai le mois dernier. Le thème existe déjà sur ce blog, mais il est abordé d'une façon tout à fait différente. L'approche "paysagesque" de ce que j'essaye de faire à la chambre rend mieux honneur à la spécificité des lieux et éloigne de l'action à proprement parler. Je retrouve mieux l'objectif que je m'étais fixé avec cette série, je crois. Je précise à nouveau que je suis dans l'impossibilité de scanner les plans-films faits depuis février. A voir donc à partir de la fin de l'été.

Ensuite, Kolkata, ou Calcutta pour l'ancien nom. Comme d'autres villes célèbres, la perception que l'on peut en avoir est d'abord masquée par sa propre légende. La légende de Kolkata a été construite par le regard de l'Occident. Un regard vers le bas. La cité de la joie, etc.

Je suis donc arrivé à Kolkata, ville d'accueil de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, le jour où celle-ci quittait le pays pour s'installer en Europe.


Howrah Bridge et le bain dans la Hooghly, Kolkata, mars 2008

La ville est faite de brique, de métal, d'agencements inattendus, de grands boulevards qui séparent des quartiers calmes aux ruelles étroites. Tout a l'air ancien même ce qui vient d'être construit. On dirait une ville ouvrière anglaise ; c'est clairement pauvre - le genre de ville d'où partent les révolutions. D'ailleurs, le colonisateur anglais ne s'y est pas trompé : en 1911, agitations, rébellions, changement de capitale ! direction Delhi, plus calme politiquement.

Une ville sympathique donc.
Je n'ai eu l'appareil numérique que le dernier jour, j'ai donc pu faire quelques photos que je peux vous montrer.
Sur celle-ci, le photogénique pont de Howrah qui enjambe la Hooghly sur une portée de 450 mètres sans tremper les pieds dans l'eau. Le pont le plus fréquenté du monde. Un autre, moderne, a été construit à côté : personne ne va dessus. A Kolkata, on veut de l'ancien, de la patine, de la classe d'époque. On veut du rêve je vous dis.
(on peut certes objecter que le nouveau pont est payant)

Demain je vous raconte le festival de Holi, à Varanasi.

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25 décembre 2007

A Ramoji Film City : La conversation

photo de deux employés au Ramoji film city
Deux employés sur un manège, Ramoji Film City, vers Hyderabad

Cela faisait longtemps que je n'avais pas posté une image numérique ; en voici une de deux employés dans les studios de cinéma Ramoji film city, les plus grand studios du monde, dans la banlieue d'Hyderabad.
C'est aussi un parc d'attraction dans lequel les concepteurs ont réussi à faire en sorte qu'il ne soit pratiquement jamais question de cinéma.
Par ailleurs, on y vient beaucoup pour des lunes de miel.

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19 novembre 2007

Toujours sur le toit


Sur le toit de l'immeuble, Bangalore, novembre 2007

Retour à Bangalore et donc reprise d'INDIA ! là où je l'avais laissé.
La photo précédente ainsi que celle ci-dessus ont été faites pendant la nuit la plus agitée de Diwali, la fête des lumières, et sans doute la célébration la plus importante de l'année en Inde.
En gros, il s'agit pendant 5 jours de faire exploser des pétards et des feux d'artifice dans toutes les rues de la ville, en famille, éventuellement entre amis ou même seul.

Ci-dessous, un petit assemblage de vues numériques qui en donnent un peu une idée.

photo panoramique des feux d'artifice pendant la nuit de DiwaliDiwali depuis le toit, novembre 2007

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10 novembre 2007

Sur le toit de l'immeuble

photo sur le toit de l'immeuble en Inde
Autoportrait à deux sur le toit de l'immeuble, Bangalore, novembre 2007

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21 septembre 2007

La laverie 3 : quelques draps bleus comme la nuit

linge qui sèche en Inde
Laverie de Malleshwaram de nuit, Bangalore, septembre 2007

Les lieux de travail, les lieux de passage, les lieux sociaux en général, se voilent d'une ambiance toujours particulière quand ils sont désertés. Souvent, c'est pendant la nuit. J'avais travaillé spécifiquement sur ces questions dans une ancienne série de photographies, les Portraits/Situations.
Pour reprendre une métaphore photographique d'Alain Fleischer, je dirais que ces lieux sont comme dans un bain d'arrêt, révélés, mais non fixés. On en perçoit les qualités, les espaces, mais on les sait dans un équilibre susceptible d'être bouleversé si les travailleurs en reprenaient possession.

J'avais déjà fait une visite dans cet endroit (voir le libellé "La laverie").

La journée, environ mille personnes travailleraient là. C'est la grande machine à laver du quartier de Malleshwaram (un peu moins de 100 000 habitants en 2001) au nord de Bangalore.
Il faut aussi imaginer que les ouvriers-blanchisseurs logent là avec leur famille, dans des petites baraques en béton le long des clôtures de la laverie. Les hommes et les femmes s'occupent du linge, et les enfants, à leur retour de l'école, jouent entre les longs alignements de draps qui sèchent.

C'est cette ambiance que mes images tentent de saisir. Dans les prochains jours, nous commencerons pas quelques portraits.

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2 septembre 2007

Une femme passe

1 septembre 2007

Chats et magazines



Le magasin de magazines de Monsieur Yahya sur Church Street a deux choses à proposer à ses visiteurs : des magazines et des chats.
Les premiers sont à vendre et les deuxièmes sont ici les rois.

Comme ils sont partout, on songe parfois à en pousser un de la pile d'une revue convoitée ; finalement, on change d'avis, à la faveur d'un autre magazine, pour ne pas troubler l'ordre des choses.

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30 août 2007

Un singe à la fenêtre



Un matin : un coup de poing dans la moustiquaire de la fenêtre de la guest house.
Quelque rôdeur ?
Sans doute.

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27 août 2007

Reflet avec lumière verticale ; photographie et cinéma

reflet dans un miroir avec lumière cinéma

Après tout, je n'ai jamais dit que je ne ferais en Inde, que des photos d'indiens...
Celle-ci, pour être assez simple, n'en regroupe pas moins quelques caractéristiques issues du cinéma et que je me plais à utiliser en photographie : présence d'un hors-champ éventuellement inquiétant, éclairage non naturaliste et potentiel narratif.

J'ai rajouté dans la section travaux en cours de mon autre site de photographie deux autres images réalisées sur ce principe avant de partir en Inde.

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26 août 2007

Ambassador dans une rue de Bangalore

voiture ambassador car

J'aime beaucoup ces élégantes Ambassador, version indienne des Morris Oxford.
Mais en les voyant -projection personnelle- je pense davantage aux films américains des années 50 qu'au Raj britannique.
J'avais fait la photo, sait-on jamais ? au cas où Humphrey Bogart sorte d'un côté et Lauren Bacall de l'autre...

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25 août 2007

Dans la nuit, sous la pluie

scène de nuit avec homme qui allume cigarette

Une troisième photographie faite depuis l'intérieur d'un rickshaw. Nous sommes alors fin juillet dans une rue du Sud de Malleshwaram à Bangalore.

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23 août 2007

13th Cross sous la pluie

trois écolières courent et rigolent sous la pluie en Inde

Il pleut ces jours.
L'occasion attendue pour faire quelques retouches cosmétiques sur mon site de photo.

L'autre solution étant d'attendre le plus fort de la pluie, et de sortir.

deux écoliers reviennent de l'école sous la pluie

Je m'aperçois qu'il est très difficile dans ce quartier de Bangalore de photographier autre chose que des enfants qui vont à l'école (ou en reviennent). C'est très simple : on ne voit qu'eux dans la rue.
Ils deviennent, de fait, un sujet simple et important.

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19 août 2007

Une petite pause


Il faut attendre quelqu'un pendant une dizaine de minutes ; le chauffeur de Rickshaw en profite pour nettoyer son pare-brise (Nike...). J'ai fait cette image le deuxième jour en Inde.

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18 août 2007

Théorème


On jurerait avoir vu le jeune homme dans un film de Pasolini. Non ?

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17 août 2007

Arrêt de bus sur Sampige Road

16 août 2007

Les dormeuses du 2613

15 août 2007

En partant de la gare de Mysore

14 août 2007

Trois porteurs se reposent devant des affiches de cinéma


L'homme sur les quatre affiches du haut et qui porte avec une même élégance les sous-pulls, les survêtements Nike et les tricots en jacquard est l'acteur, réalisateur, producteur V. Ravichandran, très populaire dans les films en langue Kannada.
Il est par ailleurs critiqué pour son "mauvais goût", "la vulgarité de ses films" et "l'exhibition des formes féminines dans ses films" !

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13 août 2007

Le sac de sport jaune et noir


Un temps d'arrêt, posture droite, regard vers le lointain.
Les effluves du marché aux fleurs feraient-elles hésiter l'homme sur la direction à prendre ?

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12 août 2007

L'homme qui regarde


et qui est vu à son tour par l'appareil photo.

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Clair-obscur en cuisine

Le tailleur de Mysore


Vu depuis le balcon de l'hotel Maurya, sur le balcon d'en face.

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Puisqu'il faut bien commencer


En transit à Bombay.
Première image en Inde, avant même l'arrivée à Bangalore.
Grosse chaleur, forte humidité.
Tout paraît dans le brouillard, flou, mais c'est l
'objectif qui est recouvert de buée.

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