2 avril 2008

Une vue sur le Charminar à Hyderabad

photo du charminar a hyderabad
Laad Bazaar, Hyderabad, décembre 2007

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29 mars 2008

Holi à Varanasi

photo de holi a varanasi
Une mission : arriver à la gare de Varanasi (Bénarès) à 9h30 du matin après une nuit de train et rejoindre une guest house, à quatre kilomètres, le long du Gange (à propos, saviez-vous qu'à Bénarès le Gange a la forme du croissant de lune qui orne la chevelure de Shiva?).

photo de holi a varanasi

Ce jour-là, le samedi 22 mars au matin, c'est le moment culminant du festival de Holî, dit aussi festival des couleurs. Cette grande fête de l'arrivée du printemps est parfaitement adaptée au principe d'enfance perpétuelle qui règne en maître dans la société indienne.
Les magasins ferment et tout le monde sort dans la rue pour barbouiller et se faire barbouiller de couleurs des pieds à la tête.

Le jeu consiste à recouvrir surtout ceux qui ne veulent pas.
Cela se passe en famille, juste devant la porte de la maison ou alors dans la rue. A Varanasi, partout les pèlerins ont laissé la place à des sonos -techno à fond les manettes- et à des groupes exclusivement constitués d'hommes qui se sautent dessus, s'embrassent et, les mains pleines de pigments, s'en mettent partout. C'est un grand élan régressif à l'échelle d'une ville entière.
Les femmes restent devant chez elles pour le faire avec les enfants. Les foules d'hommes indiens sont un peu trop tripoteuses pour être honnêtes.

Il faut dire que ça a commencé tôt à Varanasi. Dès l'aube, les gens se sont retrouvés au bord du Gange pour préparer le Bhang, la boisson au cannabis traditionnellement associée à Holi. Tenez, la recette sur le site officiel.

photo de holi a varanasi

Reprenons. Oui, nous arrivons à la gare avec Juliette à 9h30. Ambiance de guerre civile : tout est donc fermé, des bandes rôdent dans les rues avec des grands sacs de pigment plus quelques armes de poings légères : seringues, pistolets à eau, pulvérisateurs.
Un rickshaw nous conduit jusqu'au bord du Gange à prix d'or. Le véhicule est recouvert de peinture.
Maintenant c'est le plus dur, rejoindre l'hôtel à pied. On se sait condamné, nos vêtements avec, mais il y a les sacs à dos...

Et puis il faudrait parler des tireurs embusqués, groupes de snipers en culottes courtes sur les balcons et les terrasses qui eux remplissent carrément des seaux. 5 litres d'eau ! 10 !, un sac de pigment et hop par dessus la rambarde. C'est l'artillerie. D'autres, embusqués, ont acheté des seringues en plastique longues de cinquante centimètres qu'ils remplissent d'encre.
Enfin, il y a ceux qu'on va appeler les brigades chromatiques, à deux ou trois sur une moto, qui sillonnent la ville, tête baissée et seringue au poing pour détecter les rabats-joie immaculés et monochromes.

Et nous, au milieu de ces bandes complètement défoncées et armées, que croyez-vous qu'il nous arriva ?
Tête, cheveux, sacs, tout. Cibles bien trop privilégiées !



Mais comme j'ai confiance en mon karma -et en l'étanchéité de mon appareil-, je suis ressorti un petit moment faire quelques images. Le chien (photo en bas) a été rencontré à Kolkata par contre, quatre jours après Holî.

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

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25 mars 2008

Bylakuppe 13 : toujours les lampes à huile

moine allumant des lampes à huile
Monastère de Sera Jey, village de Sera, décembre 2007

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Bylakuppe 12 : deux moines de passage

photo de deux moines devant un bâtiment tibétain
Monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007

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23 mars 2008

Bylakuppe 11 : les moulins à prières

moulins à prières tibétains(image cliquable)
Monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007


Le monastère est entièrement ceint d'un mur blanc garni de moulins à prière. Ce sont surtout les vieilles personnes qui habitent aux alentours qui viennent arpenter ce périmètre en faisant tourner quelques uns de ces grands tambours en métal gravés de mantras.

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21 mars 2008

Bylakuppe 10 : au couvent

(image cliquable)
Logements au couvent de Ngagyur Nyingma, village de Koppa, décembre 2007

Je ne sais pas vraiment quel mot employer : monastère, couvent...toujours est-il que ce sont ici des femmes qui habitent ces résidences. Appelons-les des nonnes.
Elles portent le même habit et ont le crâne rasé comme les hommes.
Leur lieu d'étude et de culte est séparé de celui des hommes mais guère différent. Ce bâtiment est leur lieu d'habitation. On reconnaît une architecture du moindre coût et/ou de l'urgence : simples cellules carrées qui semblent avoir été empilées à la suite sans souci décoratif.
Mais enfin, l'ensemble est bien tenu, la peinture est neuve.
Devant, les étudiantes révisent un livre à la main, méditent, discutent. Quelques habits sèchent par terre. Par les fenêtres du monastère derrière moi s'échappe la musique religieuse que l'on entend décidément partout ici : chants gutturaux, trompes et percussions.


Un groupe de nonnes bouddhistes, Koppa, décembre 2007

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18 mars 2008

Bylakuppe 7 : resultats d'examen

moines regardant leur notes à un examen en inde
Moines regardant des résultats d'examen, monastère de Namdroling, Koppa, décembre 2007

Voilà une scène à laquelle on peut facilement s'identifier. Un petit groupe de moines découvre avec attention une liste de noms avec des notes sur 100 qui est affichée sur un mur d'entrée du monastère de Namdroling, dans le petit village de Koppa.
Les monastères tibétains sont compris comme des lieux d'études ou des universités. On ne reste pas forcément moine à vie et la plupart de ceux que l'on voit ici ont, je dirais, entre 6 et 20 ans. Par exemple, un jeune d'une vingtaine année qui m'avait pris en stop en moto entre deux villages et avec qui j'avais discuté était né à Dharamsala. Il était venu là pour étudier et repartirait après. Un exilé de la deuxième, voire troisième, génération. Les plus vieux, quant à eux, sont certainement nés dans un pays qui était encore le leur.

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17 mars 2008

Bylakuppe 6 : A table !

Combien peut-il y avoir de moines dans ce grand monastère (dit aussi "centre universitaire") de Sera Jey ? plusieurs centaines, presque un millier peut-être. Le repas sera servi à tous en moins de cinq minutes pendant que se poursuivent les chants liturgiques. Une vingtaine de jeunes moines, dont j'imagine qu'ils changent chaque jour tant le fardeau du service semble être plaisant, sortent en courant dans le bruit et la fureur, se saisissent des seaux contenant le repas et remontent à grandes enjambées.
Après les affres de la sélection, je ne résiste finalement pas à vous montrer toutes les photos, dans l'ordre, comme un petit plan-séquence cinématographique. Vous me pardonnerez le temps de chargement...


photo de moines tibétains servant le repas
Moines préparant le service du repas, monastère de Sera Jey, décembre 2007

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16 mars 2008

Bylakuppe 5 : le monastere de Sera Jey

monastère tibétain de sera jey en Inde(image cliquable)
Fin de la pause au monastère de Sera Jey, village de Sera, décembre 2007

Il est dix heures. Le gong vient de résonner et les quelques centaines de moines qui participent à l'office se déchaussent et entrent à l'intérieur du très grand monastère de Sera Jey. On remarquera au passage l'architecture tibétaine, faite de grands volumes clairs et géométriques, et la présence de panneaux solaires sur les lampadaires.

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15 mars 2008

Bylakuppe 4 : monastère de Namdroling

photo d'un moine tibétain avec des lampes à huile
Les lampes à huiles, monastère de Namdroling, décembre 2007
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Je vois que le Tibet est d'actualite aussi en France. En Inde, on evoque le plus grand mouvement depuis 20 ans.

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21 février 2008

Sravanabelgola : aux pieds du Gomateshwara 2/2

statue à Sravanabelgola
Pèlerins devant la statue de Gomateshwara, Sravanabelgola, décembre 2007

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20 février 2008

Sravanabelgola : aux pieds du Gomateshwara 1/2

pèlerins à Sravanabelgola
Pèlerins devant la statue de Gomateshwara, Sravanabelgola, décembre 2007

Les jaïns viennent de tout le pays pour faire une puja devant la grande statue monolithique de Gomateshwara.
Je ne sais pas s'il existe quelque part une religion marquée par plus d'interdits que le jaïnisme.
L'idéal consistant, dans un renoncement total au monde, à se laisser mourir de faim, comme Gomateshwara.
Si vous n'êtes pas allés en Inde, vous aurez peut-être croisé des jaïns à Anvers, où la communauté est présente dans le commerce du diamant. Ou alors de façon littéraire dans l'un des chefs d'œuvre de Philip Roth, Pastorale américaine, dont une bonne partie évoque la vie d'une jaïn intégriste.

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Deux nouvelles photographies faites au mois de janvier en Bretagne, dans la partie "travaux en cours" de mon site perso.

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13 février 2008

Little Miss Vishnu 9/9




Sri Lakshmi est entrée sur scène. Les autres n'ont qu'à bien se tenir. C'est notre favorite !
Son impatience à monter sur scène se manifestait essentiellement par sa grande distance avec ce qui avait lieu et sa pressante envie d'enlever ses parures pour aller s'amuser ailleurs. Et l'attente fut longue.

Sa chanson est interprétée maladroitement mais avec bonne humeur.

Par contre, petite faille : aucun décor supplémentaire n'a été prévu par les parents.

Viendra plus tard le tour d'Arbhavana, la belle Sarasvatî, dont l'apparence fait sensation mais que le chant, fort scolaire (une fille de prof !) et sans motivation, dessert.



S'ensuit la série des autres Sarasvatî, puis quelques déesses non identifiées, et enfin Vishnu (photo de droite) entre en scène (je n'ai plus le prénom de la miss).
Pour le costume, à défaut d'ornements coûteux, tout a été misé sur le bricolage: les deux bras supplémentaires en carton, guirlandes, bijoux fabriqués en papier doré. Mais c'est surtout son incroyable harangue qui aura beaucoup de succès, assez proche du slam de chez nous et qui entraîne le public dans des applaudissements soutenus.

Retournement de situation : commençant à sentir le roussi et au mépris du règlement, les parents d'Arbhavana la renvoient immédiatement sur scène pour se montrer plus convaincante sur une deuxième prière non prévue au programme !
Ce genre de situation en Inde est en général le moment que tout le monde attend (bus, trains, files d'attente, magasins...) puisqu'il signifie : c'est bon, c'est le chaos, on peut faire comme on veut finalement.
Tout le monde remonte donc sur scène, plus ou moins en même temps, ainsi qu'une autre candidate, nouvelle et qui doit avoir cinq ou sept ans de plus que les autres. Le jury, à la manière des policiers dans les carrefours, fait semblant de contrôler la situation pour ne pas trop perdre la mise.

Au final, vous vous en doutez, et le titre n'était pas choisi pour rien : c'est Vishnu qui a gagné !

Applaudissements, cadeaux, rideau.




Little Miss Vishnu 9/9
, Bangalore, octobre 2007

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Little Miss Vishnu 8/9

photo d'un enfant indien déguisé en avatar de Shiva

Le concours commence enfin.
Les enfants-dieux montent tour à tour sur scène. On ne vient pas juste le temps de se montrer. Il faut aussi chanter et, si possible, danser (tradition ou influence de la Star academy locale Indian Idol ?). Tout reste sous la bénédiction des dieux, les rejetons ne pourront chanter que des prières ; hors de question de gémir quelque chanson lascive d'un film tamoul.
C'est maintenant l'avatar de Shiva qui entre en scène. Le suspense est à son comble !

Little Miss Vishnu 8/9, Bangalore, octobre 2007

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12 février 2008

Little Miss Vishnu 7/9

photo du public à un concours de déguisement en inde

Little Miss Vishnu 7/9, Bangalore, octobre 2007

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Little Miss Vishnu 6/9

photo d'une fillette indienne déguisée et de sa famille

Little Miss Vishnu 6/9, Bangalore, octobre 2007

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11 février 2008

Little Miss Vishnu 5/9

mère et sa fille déguisée en Inde

On attend, on attend. Mère et fille.

Little Miss Vishnu 5/9, Bangalore, octobre 2007

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Little Miss Vishnu 4/9

photo d'enfants déguisés en Inde

Me voilà revenu de Mumbaï. Cette ville est extraordinaire, bouillonnante, terrifiante. J'ai travaillé là-bas avec la chambre 4x5, donc ce ne sera visible que dans...6 mois puisque j'ai l'impossibilité de scanner des films grand format à Bangalore.

Reprenons les Miss.

Sur la photo ci-dessus, pas moins de 3 Sarasvatî qui attendent.
En voyant le déguisement de la petite Arbhavana (deuxième en partant de la gauche), on comprend que l'affaire est prise au sérieux. Le père, un enseignant, semble assez confiant dans les chances de sa fille : elle est belle, le costume est réussi et le choix de la déesse consensuel. Voilà de quoi gagner !


photo d'enfants déguisés en Inde

On a allumé les lumières, on devrait bientôt commencer.

Little Miss Vishnu 4/9, Bangalore, octobre 2007

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3 février 2008

Little Miss Vishnu 3/9

photo d'une enfant dans un temple

Little Miss Vishnu 3/9, Bangalore, octobre 2007

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2 février 2008

Little Miss Vishnu 2/9

Deux portraits faits à la lumière d'une petite fenêtre.

photo d'enfant déguisé en Sarasvati

Sri Lakshmi est prête avec deux heures d'avance. Disons plutôt qu'elle est prête à l'heure et que le concours aura deux heures de retard. C'est donc la même chose !
Le déguisement choisi est celui de Sarasvatî, déesse de la connaissance, des arts et de la musique. Sri Lakshmi tient une réplique de veena (instrument à cordes indien), attribut de la déesse et elle s'est habillée en blanc comme le veut l'iconographie de Sarasvastî.
La facilité aurait voulu qu'elle se déguise en...Sri Lakshmi, puisque son prénom est déjà celui d'une déesse. Shiva, Krishna, Ganesh, etc...sont aussi des prénoms très courants.

photo d'enfant déguisé en avatar de Shiva

Bumeeka a choisi de se déguiser en Ardha Nareshwar, un avatar de Shiva, mi-homme mi-femme, incarnant l'union de Shiva et de son épouse Parvati.


Little Miss Vishnu 2/9, Bangalore, octobre 2007

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1 février 2008

Little Miss Vishnu 1/9

L'événement se passe à l'intérieur du temple de Sri Rama Circle dans le nord de Bangalore alors que dehors, sur le parvis, a lieu la puja spéciale pour les voitures. Il s'agit d'un concours d'enfants déguisés en dieux, ouvert aux filles de plus de six ans (pas vraiment respecté, l'âge limite). Mais le déguisement n'est que le point de départ, il faudra monter sur scène pour chanter (une prière), voire pour danser, sous l'oeil d'un jury qui établira un classement à la fin de l'après-midi.

Le titre de la série est emprunté au sympathique et récent film américain "Little Miss sunshine".
Le concours avait un certain nombre de points communs avec ce que le film montrait des concours de Little Miss aux Etats-Unis. Mais ne vous attendez pas à découvrir dans ces quelques images des grotesques démonstrations moralement douteuses comme dans le film. En Inde aussi, on déguise les enfants, mais d'une façon bien différente (on s'en serait douté) des Américains.
L'enjeu est ici de se montrer, par enfant interposé, comme le croyant le plus fervent du quartier.
Il n'empêche, leurs dieux sont tellement beaux !


photo préparation coiffure indienne

Les 14 photographies décrivent essentiellement les préparatifs du concours, sur le mode documentaire.
Ce qui était frappant sur place et que j'ai un peu essayé de transmettre dans les images c'est l'incroyable sérieux avec lequel les parents des fillettes préparaient le concours. Ils étaient très fiers. La fête n'était pas de grande envergure, il n'y avait qu'une douzaine de participantes et tout se passait sur une petite estrade montée dans la salle principale du temple. Cela ressemblait plutôt à une fête d'école de fin d'année.

A l'inverse des parents, et à l'exception de la petite Sri Lakshmi que l'on découvrira plus tard, tous les enfants semblent plutôt s'ennuyer pendant cet après-midi. Plusieurs sont très jeunes et ne tiennent pas vraiment en place dans leur costume fait de drapés complexes et avec leur coiffure hautement élaborée (voir ci-dessus le travail sur la coiffure du dieu Ardha-Nareshwar ou ci-dessous la perruque et le diadème) .
Alors, qui va gagner ? Vous le saurez à l'épisode 9...

photo préparation costume indien
Little Miss Vishnu 1/9, Bangalore, octobre 2007

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31 janvier 2008

Prière mes frères pour l'esprit de nos voitures !

photo d'une puja en inde La main rouge, Bangalore, octobre 2007
(Image cliquable pour voir en grand)

Au temple de Sri Rama circle, tous les vendredi c'est Puja (prière) pour les véhicules.
On voit surtout des voitures, des motos et des rickshaws mais aussi des grues de chantiers et tout ce qui roule en général.

On amène le véhicule impétrant devant le temple. Des feuilles de bananiers, des guirlandes de fleurs sont suspendues sur la calandre. Un prêtre arrive avec un plateau muni d'encens et de lampes à huile pour procéder à la puja. Le final est marqué par l'explosion, en la lançant contre le sol, d'une énorme courge dont on aura garni le coeur de quelques pièces d'une roupie. Des enfants des rues se disputent alors les pièces et les restes du fruit.

Ce jour d'octobre est un samedi mais on remet le couvert car c'est un jour particulier, le dixième et dernier jour du festival de Dussera. On célèbre la victoire du seigneur dieu Rama sur le démon Ravana qui avait enlevé Sita, sa femme. Ce dernier libérera Sita en tuant le démon et c'est ce jour-là qui est célébré (on ne tend pas l'autre joue ici, évidemment c'est un autre point de vue).

Ces deux photos montées en diptyque sont prises devant le temple, celle de droite montre un jeune homme à la main couverte de pigment, traditionnellement utilisé lors des puja.

A l'intérieur du temple, en clôture des festivités de Dussera, a lieu un concours d'enfants déguisés en dieux. C'est le sujet d'une petite série documentaire que je vous montrerai à partir de demain.



(Ces deux photos sont faites par Juliette un autre jour)

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10 décembre 2007

Restauration d'un temple à Pattadakal

photo de la restauration d'un temple a Pattadakal
Pattadakal, octobre 2007

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28 novembre 2007

Regarder les gens qui regardent 11

touristes indiens dans un temple
Touristes dans le temple de Virupaksha, Pattadakal, octobre 2007

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15 octobre 2007

Une passante, une silhouette, et deux femmes retournées

femme indienne qui passe avec silhouette d'enfant à bangalore
Au bord du bassin pendant le Ganesh Chaturthi, Bangalore, septembre 2007

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13 octobre 2007

Une prière

femme indienne qui prie
Femme en prière, Bangalore, septembre 2007

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12 octobre 2007

Ganesh, toujours Ganesh

jeune homme montrant une statue de ganesh en argile
Jeune homme montrant une statue de Ganesh en argile, Bangalore, septembre 2007

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11 octobre 2007

Dieu est au fond du couloir sous l'armoire électrique

statues de dieux hindous dans un couloir
Statuettes de dieux hindous dans un couloir, Bangalore, septembre 2007

Evidemment, pendant que Ganesh est consacré, ce sont des milliers d'autres dieux qui ne sont pas à la fête.
Lorsque Ravi le vendeur m'a emmené dans son deuxième dépôt de statues, nous nous sommes à nouveau trouvés encerclés par des milliers de Ganesh. Sur la droite, un petit couloir menait à un escalier qui accédait aux appartements dans les étages. Au fond de ce couloir étaient entassées deux ou trois dizaines de statues des autres dieux, que Ravi vend pendant le reste de l'année mais qu'il est inimaginable de proposer aux clients en période de Ganesh Chaturthi.

Alors, on les retrouve, toutes divinités qu'elles sont, en tas au fond du couloir, entre un compteur électrique et un vieux slip qui sèche...
Alors, à quand la mobilisation pour ces dieux de seconde zone ?

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17 septembre 2007

A la boucherie de boeuf

Je ne sais pas trop lequel de ces deux portraits publier. Je propose donc les deux.
Mes faveurs vont peut-être au premier, pour le regard intense du jeune homme et le cadre plus large sur ses habits qui offrent une perspective intéressante.


boucher musulman de boeuf en Inde 2
Portrait de John Abraham #1
, Bangalore, août 2007


Nous sommes dans la partie musulmane du quartier de Yeshwanthpur à Bangalore. J'étais passé devant cette boucherie plusieurs fois et toujours j'étais intrigué par cet homme à l'apparence inattendue.
Sa stature d'abord, il doit mesurer 1m85 ou 1m90. En Inde, on remarque ça. Les cheveux longs aussi.
Et puis, il était toujours habillé avec soin, à la mode, comme sur le départ pour une soirée en boîte de nuit.
Bref, à chaque passage, je pensais à ces chinois vaguement hippies, au regard un peu vide, qu'on voit dans certains films d'Hou Hsiao-Hsien. Et à chaque passage, je m'en voulais aussi de ne pas m'arrêter pour faire une photographie et je restais bêtement velléitaire.
En bon boucher, il a tranché pour moi (hum...). Il m'a finalement appelé et nous avons partagé un chai à l'ombre des carcasses, dans le tracas des mouches volant autour. En pareille situation, curieuse conversation sur la religion, le prix du boeuf, et le problème que pose la représentation des bovins morts en Inde.

Que dire d'autre. John Abraham est le neveu du patron M. Bachir Ahmad. Il sont une dizaine à travailler là dans ce lieu un peu à l'écart du passage dans une venelle qui donne sur le marché de Yeshwanthpur. Sans doute parce qu'il est assez difficile d'imaginer une activité plus dégradante que la leur dans ce pays. Seuls les intouchables, les dalits, en bas de la pyramide des castes exercent ces activités au contact de la mort ou de la souillure. Ou alors ce sont les fidèles des autres religions, ce qui dans la hiérarchie hindoue revient au même. Alors boucher de boeuf...

La conversation ne s'est pas étendue sur ce terrain mais peut-être y a-t-il là une clef de l'apparence de John : les habits sont une conception de soi que l'on porte sur soi.
Et, à bien le regarder, qui verrait le neveu musulman d'un boucher bovin de quartier populaire?


boucher musulman de boeuf en Inde 2
Portrait de John Abraham #2, Bangalore, août 2007


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11 septembre 2007

Echafaudages ou le retour au chantier du temple

échafaudage poétique sur le chantier d'un temple en Inde


J'avais photographié, il y a quelques semaines à Bangalore, un enfant au regard résigné sur le chantier du temple de Sampige Road. Me voilà nuitamment revenu sur ce chantier.
Cet échafaudage m'impressionne beaucoup. Il recouvre le Vimana du temple, cette tour avec une structure en gradins souvent ornés de sculptures.
A bien le regarder dans ces conditions, la sculpture est, pour moi, déjà là. Ce savant et poétique bricolage en bois fait penser à quelque oeuvre de Kawamata ou à l'une des folles structures dans lesquelles se met en scène Dieter Appelt.

Et pourquoi ne pas s'économiser un an de travail et tout laisser comme ça ?

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7 septembre 2007

Dans l'Eglise Saint-Joseph de Bangalore 2

enfant dans une église chrétienne de Banglore

Nous sommes toujours dans l’église Saint-Joseph.

Quelques éléments dans la photographie d’hier venaient contredire la symétrie de l’ensemble. Parmi ces éléments : une main en bas à gauche du cadre.

Voilà donc aujourd’hui la suite, en quelque sorte, de l’image.

En y repensant, c’était étrange de voir ces enfants dans cette église (on voit aussi un groupe de filles sur la gauche de l’image d’hier) alors qu’on ne les y obligeait même pas !

Ils étaient venus là, très simplement, à leur sortie de l’école (chrétienne) attenante à l’édifice.

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6 septembre 2007

Dans l'Eglise Saint-Joseph de Bangalore 1

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