Howrah Bridge - Retour du nord
Je suis revenu de mon incursion de deux semaines dans le nord du pays. Un peu de tourisme au début dans l'Orissa. A Bhubaneshwar, on aperçoit depuis une plateforme, le colossal temple du maître des trois mondes dans lequel les non hindous ne peuvent rentrer. A Konarak, le temple du soleil, conçu comme un char de pierre, est recouvert de sculptures érotiques que les indiens observent avec un air de pas y toucher.
Arrivé à Puri au bord de l'océan, j'ai repris le travail à la chambre sur les terrains de jeu comme je l'avais commencé à Mumbai le mois dernier. Le thème existe déjà sur ce blog, mais il est abordé d'une façon tout à fait différente. L'approche "paysagesque" de ce que j'essaye de faire à la chambre rend mieux honneur à la spécificité des lieux et éloigne de l'action à proprement parler. Je retrouve mieux l'objectif que je m'étais fixé avec cette série, je crois. Je précise à nouveau que je suis dans l'impossibilité de scanner les plans-films faits depuis février. A voir donc à partir de la fin de l'été.
Ensuite, Kolkata, ou Calcutta pour l'ancien nom. Comme d'autres villes célèbres, la perception que l'on peut en avoir est d'abord masquée par sa propre légende. La légende de Kolkata a été construite par le regard de l'Occident. Un regard vers le bas. La cité de la joie, etc.
Je suis donc arrivé à Kolkata, ville d'accueil de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, le jour où celle-ci quittait le pays pour s'installer en Europe.
Arrivé à Puri au bord de l'océan, j'ai repris le travail à la chambre sur les terrains de jeu comme je l'avais commencé à Mumbai le mois dernier. Le thème existe déjà sur ce blog, mais il est abordé d'une façon tout à fait différente. L'approche "paysagesque" de ce que j'essaye de faire à la chambre rend mieux honneur à la spécificité des lieux et éloigne de l'action à proprement parler. Je retrouve mieux l'objectif que je m'étais fixé avec cette série, je crois. Je précise à nouveau que je suis dans l'impossibilité de scanner les plans-films faits depuis février. A voir donc à partir de la fin de l'été.
Ensuite, Kolkata, ou Calcutta pour l'ancien nom. Comme d'autres villes célèbres, la perception que l'on peut en avoir est d'abord masquée par sa propre légende. La légende de Kolkata a été construite par le regard de l'Occident. Un regard vers le bas. La cité de la joie, etc.
Je suis donc arrivé à Kolkata, ville d'accueil de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, le jour où celle-ci quittait le pays pour s'installer en Europe.

Howrah Bridge et le bain dans la Hooghly, Kolkata, mars 2008
La ville est faite de brique, de métal, d'agencements inattendus, de grands boulevards qui séparent des quartiers calmes aux ruelles étroites. Tout a l'air ancien même ce qui vient d'être construit. On dirait une ville ouvrière anglaise ; c'est clairement pauvre - le genre de ville d'où partent les révolutions. D'ailleurs, le colonisateur anglais ne s'y est pas trompé : en 1911, agitations, rébellions, changement de capitale ! direction Delhi, plus calme politiquement.
Une ville sympathique donc.
Je n'ai eu l'appareil numérique que le dernier jour, j'ai donc pu faire quelques photos que je peux vous montrer.
Sur celle-ci, le photogénique pont de Howrah qui enjambe la Hooghly sur une portée de 450 mètres sans tremper les pieds dans l'eau. Le pont le plus fréquenté du monde. Un autre, moderne, a été construit à côté : personne ne va dessus. A Kolkata, on veut de l'ancien, de la patine, de la classe d'époque. On veut du rêve je vous dis.
(on peut certes objecter que le nouveau pont est payant)
Demain je vous raconte le festival de Holi, à Varanasi.