13 juin 2008

Un voyage scolaire, côté garçons

groupe d'écoliers indiens
Groupe de garçons visitant deux par deux les Cinq Ratha, Mamallapuram, février 2008

Même endroit, mais autre école que celle d'hier. Ceux-là sont venus à pied depuis le village, ils sont du coin en somme. Beaucoup sont pieds nus, débraillés. Ils portent un sac ou un petit panier avec leur repas de midi.
D'une façon générale, on voit beaucoup d'écoliers dans les sites touristiques, signe d'une conscience de l'importance de l'histoire et du patrimoine. Deux constantes pour les visites scolaires : toujours sans guide et au pas de course...

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12 juin 2008

Un voyage scolaire, côté filles

voyage scolaire en Inde
Groupe de filles avec leurs professeurs visitant les Cinq Ratha, Mamallapuram, février 2008

"Ok girls, you have 15 minutes. You go wherever you want, you make photos, you look at the things. In 15 minutes, we'll all gather right here, ok ?
-Okkkkkkk (chœur)
-In how long do we meet ?
-15 minuteeeeeeeessssss (chœur aigu)
-Where do we meet ?
-Heeeeeere (chœur strident)
-Chalo ! [allons-y]"

Socquettes bien blanches, dialogue en anglais, appareils-photo numériques et prof à casquette : sûrement une bonne école privée.

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10 juin 2008

Les variantes 1 : portrait de Sebastian

portrait d'un ouvrier indien
Portrait de Sebastian, Cochin, septembre 2007

Une variante d'un portrait déjà publié en octobre 2007 ici-même : Atelier de recyclage 3
Je regrette dans celui-là l'intersection d'un bidon avec l'oreille gauche de Sebastian.
Quoiqu'il arrive, ce gars a toujours autant la classe.

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Retour de quelques jours passés à Chennai, la capitale du Tamil Nadu, la dernière très grosse ville indienne que je ne connaissais pas. Je terminais le travail sur les terrains de jeu commencé en février à Mumbai. Ne reste plus qu'une photo à refaire (pour la troisième fois...) à Bangalore et ce sera fini ou, disons plutôt, j'arrête là.
Chennai est une ville très difficile à percer, elle ne s'offre pas aussi directement que d'autres. Les 40°C quotidiens en cette saison chaude n'ont pas vraiment aidé d'ailleurs. Les Tamouls disent qu'il n'y a que deux saisons dans le Tamil Nadu, summer and peak summer, l'été et la canicule. C'est en ce moment le peak summer qui précède la mousson.
Chennai fait partie de ces villes indiennes assez récentes, à l'instar de Mumbai (Bombay) et de Kolkata (Calcutta). Elle a été fondée au dix-septième siècle, par les Anglais. Elle s'appelait Madras jusqu'à il y a peu.
L'ambiance est très traditionnelle. Peu de concessions ont été faites, au moins dans le centre-ville, à la modernisation/occidentalisation. L'écart est énorme avec une ville très cosmopolite comme Bangalore. L'histoire d'un lieu se lit parfois sur les visages : à Cochin, la dizaine de Blancs aux yeux bleus du quartier de Mattancherry évoque l'arrivée par bateau d'une petite colonie juive au Ier siècle après JC dont ils sont les descendants, sans aucun mélange ; à Chennai, la peau est sombre, couleur des indiens d'origine du sous-continent. L'histoire de l'Inde s'est faite par les mélanges entre ces populations et celles des Aryens à la peau claire venues du nord, de l'Asie centrale. Les habitants de Chennai semblent comme préservés par cette histoire. C'est peut-être juste une impression.
[il faut vraiment être en Inde pour parler des Juifs et des Aryens dans le même paragraphe et que cela n'évoque en rien les blessures de notre Histoire.]

J'ai tout de même accordé une après-midi au tourisme en visitant le superbe musée gouvernemental. La collection de sculptures est importante et bien ordonnée mais je retiens deux choses étonnantes :
-l'existence d'un art gréco-bouddhiste, mélange des plus inattendus résultant de l'arrivée de l'empire grec dans le nord ouest de l'Inde actuelle avec Alexandre le Grand au troisième siècle avant JC. On voit se créer des sculptures plus réalistes du Bouddha, vêtu d'une toge à la grecque et doté de muscles qu'on ne lui connaissait pas.
-dans la partie Sciences de la Vie du musée, l'existence non moins stupéfiante du coconut crab. Le musée conserve dans un grand bocal rempli de formol, un exemplaire de cet énorme et atroce animal. Replié sur lui-même avec ses hideuses pattes, il me semble incarner l'organisme terrestre le plus proche d'un Alien (photo du Facehugger) ! Des colonies d'Aliens sur les plages de Goa, enfin la solution aux méfaits du tourisme de masse !

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