31 mars 2008

Une famille à la plage

photo d'une famille indienne au bord de l'océan
Benaulim Beach, Goa, novembre 2007

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30 mars 2008

Une balayeuse à Hampi

une balayeuse à hampi
Devant le Queen's bath, Hampi, octobre 2007

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29 mars 2008

Holi à Varanasi

photo de holi a varanasi
Une mission : arriver à la gare de Varanasi (Bénarès) à 9h30 du matin après une nuit de train et rejoindre une guest house, à quatre kilomètres, le long du Gange (à propos, saviez-vous qu'à Bénarès le Gange a la forme du croissant de lune qui orne la chevelure de Shiva?).

photo de holi a varanasi

Ce jour-là, le samedi 22 mars au matin, c'est le moment culminant du festival de Holî, dit aussi festival des couleurs. Cette grande fête de l'arrivée du printemps est parfaitement adaptée au principe d'enfance perpétuelle qui règne en maître dans la société indienne.
Les magasins ferment et tout le monde sort dans la rue pour barbouiller et se faire barbouiller de couleurs des pieds à la tête.

Le jeu consiste à recouvrir surtout ceux qui ne veulent pas.
Cela se passe en famille, juste devant la porte de la maison ou alors dans la rue. A Varanasi, partout les pèlerins ont laissé la place à des sonos -techno à fond les manettes- et à des groupes exclusivement constitués d'hommes qui se sautent dessus, s'embrassent et, les mains pleines de pigments, s'en mettent partout. C'est un grand élan régressif à l'échelle d'une ville entière.
Les femmes restent devant chez elles pour le faire avec les enfants. Les foules d'hommes indiens sont un peu trop tripoteuses pour être honnêtes.

Il faut dire que ça a commencé tôt à Varanasi. Dès l'aube, les gens se sont retrouvés au bord du Gange pour préparer le Bhang, la boisson au cannabis traditionnellement associée à Holi. Tenez, la recette sur le site officiel.

photo de holi a varanasi

Reprenons. Oui, nous arrivons à la gare avec Juliette à 9h30. Ambiance de guerre civile : tout est donc fermé, des bandes rôdent dans les rues avec des grands sacs de pigment plus quelques armes de poings légères : seringues, pistolets à eau, pulvérisateurs.
Un rickshaw nous conduit jusqu'au bord du Gange à prix d'or. Le véhicule est recouvert de peinture.
Maintenant c'est le plus dur, rejoindre l'hôtel à pied. On se sait condamné, nos vêtements avec, mais il y a les sacs à dos...

Et puis il faudrait parler des tireurs embusqués, groupes de snipers en culottes courtes sur les balcons et les terrasses qui eux remplissent carrément des seaux. 5 litres d'eau ! 10 !, un sac de pigment et hop par dessus la rambarde. C'est l'artillerie. D'autres, embusqués, ont acheté des seringues en plastique longues de cinquante centimètres qu'ils remplissent d'encre.
Enfin, il y a ceux qu'on va appeler les brigades chromatiques, à deux ou trois sur une moto, qui sillonnent la ville, tête baissée et seringue au poing pour détecter les rabats-joie immaculés et monochromes.

Et nous, au milieu de ces bandes complètement défoncées et armées, que croyez-vous qu'il nous arriva ?
Tête, cheveux, sacs, tout. Cibles bien trop privilégiées !



Mais comme j'ai confiance en mon karma -et en l'étanchéité de mon appareil-, je suis ressorti un petit moment faire quelques images. Le chien (photo en bas) a été rencontré à Kolkata par contre, quatre jours après Holî.

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

photo de holi a varanasi

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28 mars 2008

Howrah Bridge - Retour du nord

Je suis revenu de mon incursion de deux semaines dans le nord du pays. Un peu de tourisme au début dans l'Orissa. A Bhubaneshwar, on aperçoit depuis une plateforme, le colossal temple du maître des trois mondes dans lequel les non hindous ne peuvent rentrer. A Konarak, le temple du soleil, conçu comme un char de pierre, est recouvert de sculptures érotiques que les indiens observent avec un air de pas y toucher.
Arrivé à Puri au bord de l'océan, j'ai repris le travail à la chambre sur les terrains de jeu comme je l'avais commencé à Mumbai le mois dernier. Le thème existe déjà sur ce blog, mais il est abordé d'une façon tout à fait différente. L'approche "paysagesque" de ce que j'essaye de faire à la chambre rend mieux honneur à la spécificité des lieux et éloigne de l'action à proprement parler. Je retrouve mieux l'objectif que je m'étais fixé avec cette série, je crois. Je précise à nouveau que je suis dans l'impossibilité de scanner les plans-films faits depuis février. A voir donc à partir de la fin de l'été.

Ensuite, Kolkata, ou Calcutta pour l'ancien nom. Comme d'autres villes célèbres, la perception que l'on peut en avoir est d'abord masquée par sa propre légende. La légende de Kolkata a été construite par le regard de l'Occident. Un regard vers le bas. La cité de la joie, etc.

Je suis donc arrivé à Kolkata, ville d'accueil de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, le jour où celle-ci quittait le pays pour s'installer en Europe.


Howrah Bridge et le bain dans la Hooghly, Kolkata, mars 2008

La ville est faite de brique, de métal, d'agencements inattendus, de grands boulevards qui séparent des quartiers calmes aux ruelles étroites. Tout a l'air ancien même ce qui vient d'être construit. On dirait une ville ouvrière anglaise ; c'est clairement pauvre - le genre de ville d'où partent les révolutions. D'ailleurs, le colonisateur anglais ne s'y est pas trompé : en 1911, agitations, rébellions, changement de capitale ! direction Delhi, plus calme politiquement.

Une ville sympathique donc.
Je n'ai eu l'appareil numérique que le dernier jour, j'ai donc pu faire quelques photos que je peux vous montrer.
Sur celle-ci, le photogénique pont de Howrah qui enjambe la Hooghly sur une portée de 450 mètres sans tremper les pieds dans l'eau. Le pont le plus fréquenté du monde. Un autre, moderne, a été construit à côté : personne ne va dessus. A Kolkata, on veut de l'ancien, de la patine, de la classe d'époque. On veut du rêve je vous dis.
(on peut certes objecter que le nouveau pont est payant)

Demain je vous raconte le festival de Holi, à Varanasi.

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27 mars 2008

Bylakuppe 15 : drapeaux de prières sur un terrain de football

terrain de foot chez les tibétains en Inde(image cliquable)
Drapeaux de prières et cage de but, village de Koppa, décembre 2007

Un petit paysage pour conclure temporairement cette série sur les communautés tibétaines de Bylakuppe. Je retournerai là-bas pour continuer, dans un mois ou deux. Peut-être.

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26 mars 2008

Bylakuppe 14 : ou...les terrains de jeu 9

moines tibétains jouant au cricket
Cricket au monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007

Vous n'imaginiez pas que j'allais passer à côté d'un terrain de cricket, fût-il chez les tibétains!
Voilà ce qui me parut être l'unique concession des tibétains à leurs hôtes. On s'adapte comme on peut et à défaut de batte, un grand morceau de bois plat fera l'affaire. J'aime bien le fait que cette tenue de sport bleue, trophée véritable pour son possesseur et très certainement objet de fierté, se soit retrouvée partagée entre deux enfants qui ont bricolé comme ils ont pu, un mélange avec leur habit traditionnel de moine.

(certes pas grand chose à voir mais ça me fait penser à La huitième femme de Barbe-bleue de Lubitsch quand Gary Cooper crée le scandale dans un magasin où il ne veut acheter que le bas d'un pyjama, ne portant jamais le haut, et que Claudette Colbert arrive justement et...ne souhaite que le haut, ne portant rien en bas !)


Cricket au monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007

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25 mars 2008

Bylakuppe 13 : toujours les lampes à huile

moine allumant des lampes à huile
Monastère de Sera Jey, village de Sera, décembre 2007

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Bylakuppe 12 : deux moines de passage

photo de deux moines devant un bâtiment tibétain
Monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007

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23 mars 2008

Bylakuppe 11 : les moulins à prières

moulins à prières tibétains(image cliquable)
Monastère de Namdroling, village de Koppa, décembre 2007


Le monastère est entièrement ceint d'un mur blanc garni de moulins à prière. Ce sont surtout les vieilles personnes qui habitent aux alentours qui viennent arpenter ce périmètre en faisant tourner quelques uns de ces grands tambours en métal gravés de mantras.

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21 mars 2008

Bylakuppe 10 : au couvent

(image cliquable)
Logements au couvent de Ngagyur Nyingma, village de Koppa, décembre 2007

Je ne sais pas vraiment quel mot employer : monastère, couvent...toujours est-il que ce sont ici des femmes qui habitent ces résidences. Appelons-les des nonnes.
Elles portent le même habit et ont le crâne rasé comme les hommes.
Leur lieu d'étude et de culte est séparé de celui des hommes mais guère différent. Ce bâtiment est leur lieu d'habitation. On reconnaît une architecture du moindre coût et/ou de l'urgence : simples cellules carrées qui semblent avoir été empilées à la suite sans souci décoratif.
Mais enfin, l'ensemble est bien tenu, la peinture est neuve.
Devant, les étudiantes révisent un livre à la main, méditent, discutent. Quelques habits sèchent par terre. Par les fenêtres du monastère derrière moi s'échappe la musique religieuse que l'on entend décidément partout ici : chants gutturaux, trompes et percussions.


Un groupe de nonnes bouddhistes, Koppa, décembre 2007

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20 mars 2008

Bylakuppe 9 : portrait d'un enfant

portrait d'unenfant tibétain
Portrait à la sortie de l'école, village de Koppa, décembre 2007

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19 mars 2008

Bylakuppe 8 : on a retrouvé le seau du village !

photo d'un enfant tibétain s'amusant
Portrait d'un enfant à la sortie de l'école, village de Koppa, décembre 2007

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18 mars 2008

Bylakuppe 7 : resultats d'examen

moines regardant leur notes à un examen en inde
Moines regardant des résultats d'examen, monastère de Namdroling, Koppa, décembre 2007

Voilà une scène à laquelle on peut facilement s'identifier. Un petit groupe de moines découvre avec attention une liste de noms avec des notes sur 100 qui est affichée sur un mur d'entrée du monastère de Namdroling, dans le petit village de Koppa.
Les monastères tibétains sont compris comme des lieux d'études ou des universités. On ne reste pas forcément moine à vie et la plupart de ceux que l'on voit ici ont, je dirais, entre 6 et 20 ans. Par exemple, un jeune d'une vingtaine année qui m'avait pris en stop en moto entre deux villages et avec qui j'avais discuté était né à Dharamsala. Il était venu là pour étudier et repartirait après. Un exilé de la deuxième, voire troisième, génération. Les plus vieux, quant à eux, sont certainement nés dans un pays qui était encore le leur.

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17 mars 2008

Bylakuppe 6 : A table !

Combien peut-il y avoir de moines dans ce grand monastère (dit aussi "centre universitaire") de Sera Jey ? plusieurs centaines, presque un millier peut-être. Le repas sera servi à tous en moins de cinq minutes pendant que se poursuivent les chants liturgiques. Une vingtaine de jeunes moines, dont j'imagine qu'ils changent chaque jour tant le fardeau du service semble être plaisant, sortent en courant dans le bruit et la fureur, se saisissent des seaux contenant le repas et remontent à grandes enjambées.
Après les affres de la sélection, je ne résiste finalement pas à vous montrer toutes les photos, dans l'ordre, comme un petit plan-séquence cinématographique. Vous me pardonnerez le temps de chargement...


photo de moines tibétains servant le repas
Moines préparant le service du repas, monastère de Sera Jey, décembre 2007

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16 mars 2008

Bylakuppe 5 : le monastere de Sera Jey

monastère tibétain de sera jey en Inde(image cliquable)
Fin de la pause au monastère de Sera Jey, village de Sera, décembre 2007

Il est dix heures. Le gong vient de résonner et les quelques centaines de moines qui participent à l'office se déchaussent et entrent à l'intérieur du très grand monastère de Sera Jey. On remarquera au passage l'architecture tibétaine, faite de grands volumes clairs et géométriques, et la présence de panneaux solaires sur les lampadaires.

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15 mars 2008

Bylakuppe 4 : monastère de Namdroling

photo d'un moine tibétain avec des lampes à huile
Les lampes à huiles, monastère de Namdroling, décembre 2007
*****
Je vois que le Tibet est d'actualite aussi en France. En Inde, on evoque le plus grand mouvement depuis 20 ans.

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14 mars 2008

Bylakuppe 3 : Boycott chinese goods


Peinture murale, route près de Bylakuppe, décembre 2007

Le message est peint sur les murs à divers endroits. D'autres panneaux appellent à la libération du Panchen Lama, le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain.
Il a maintenant 18 ans. Il a été enlevé par le gouvernement chinois le 17 mai 1995. Il venait alors d'avoir six ans et devenait ce jour-là le plus jeune prisonnier politique au monde.

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13 mars 2008

Bylakuppe 2 : Internat des moines étudiants

internat de moines tibetains(image cliquable)
Logement collectif des jeune moines, village de Koppa, décembre 2007

Dans les monastères, l'habitat est collectif. Les jeunes moines sont regroupés dans de minuscules cellules. Cet étrange bâtiment dont une grande structure métallique forme le couronnement est l'internat des garçons. Devant celui-ci, d'autres logements sont construits par des ouvriers indiens. Tout autour, c'est une campagne de champs de culture.

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12 mars 2008

Bylakuppe 1 : Un Tibet libre dans un mouchoir de poche indien

sortie d'école dans un camp de tibétains
Sortie d'école, Namdroling Monastery, décembre 2007

La présence tibétaine -en exil- en Inde évoque avant tout les contreforts de l'Himalaya dans le nord du pays et notamment Dharamsala, ville de résidence du Dalaï Lama, le chef spirituel et politique des quelques six millions de bouddhistes tibétains au monde.
Beaucoup moins connu que les villes d'accueil himalayennes, le camp de réfugiés de Bylakuppe est l'un des plus importants du pays. Il se situe au Sud de l'Inde, dans le Karnataka, à 3h de route de Mysore et rassemble 18 000 tibétains (sur les 150 000 vivant en Inde). Cette population serait constituée d'environ 8 000 moines bouddhistes.

Ce site est connu comme "camp" de réfugiés. L'expression n'a pas vraiment lieu d'être tant cet endroit paraît être une enclave tibétaine, absolument pas temporaire. Le gouvernement tibétain en exil a loué ces terres à l'Inde ; les premiers habitants sont arrivés dans les années soixante.
A l'évidence, cette population est extrêmement pauvre. Elle vit de la culture des champs environnants. Mais, on est frappé par la capacité d'adaptation de ces montagnards himalayens au plateau du Deccan. De grands monastères ont été construits suivant l'esthétique architecturale tibétaine. Une grande sérénité règne et c'est à cela que l'on mesure leur apport dans le paysage. Où en Inde peut-on trouver un endroit calme ?

Je suis très peu documenté sur la cause tibétaine, je me suis contenté d'observer. Je suis allé deux fois à Bylakuppe en décembre dernier pendant quelques jours. Je vous présente simplement une approche photographique et sensible de ce que j'ai vu sur place.

J'ai privilégié deux axes :
-les lieux de vie: 5 photos réalisées à la chambre 4x5, dans une approche posée.
-les habitants: photographies en moyen-format, non posées, pour la plupart assez vivantes comme cette sortie d'école que je montre en guise d'introduction.

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11 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 8

ouvriers indiens
L'équipe de nettoyage du bassin, Bangalore, octobre 2007

Dernière photo de la série, le groupe sur les marches qui descendent dans le bassin.
Je pars demain pour une quinzaine de jour dans l'Orissa, puis à Calcutta et enfin à Varanasi pour le festival de Holi (festival des couleurs). Consciencieusement, j'ai écrit à l'avance des messages que je posterai au fur et à mesure. Je commence donc à publier dès demain une série sur les communautés tibétaines du sud de l'Inde qui s'intitule Bylakuppe : un Tibet libre dans un mouchoir de poche indien.

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10 mars 2008

Mise à jour

J'ai rajouté un petit menu sur la barre de côté : visite thématique de ce site. Je ne sais pas si vous les utilisez parfois mais je trouve le système des libellés (voir sous les messages) particulièrement intéressant pour parcourir un site.
Je vois en effet que la liste des archives commence à s'épaissir sur la droite et le parcours chronologique paraît bien fastidieux. Ce sera sans doute amélioré, mieux exploité, mais quelques thèmes (Religions, Enfances...) offrent la possibilité de parcourir les archives dans une optique précise.
Pour ceux qui connaissent la plupart des photos du site, c'est aussi un bon moyen de trouver de nouvelles cohérences (ou incohérences...), et revoir certaines images dans une autre perspective.

Certains aimeraient savoir comment sont faites certaines photos. Pour leur répondre, voici :
-toutes les photos numériques du site (Pentax k10d)
-toutes les photos argentiques faites à la chambre du site (Shen-Hao 4x5)
-toutes les autres, la grande majorité, sont faites en moyen-format argentique (Hasselblad 500CM, né la même année que moi !)

Le crépuscule des Ganesh 7

ouvrier indien tenant un poisson-chat


Eishapa et le poisson-chat, Bangalore, octobre 2007

L'eau du bassin est innommable. Puanteur d'égout, reflets irisés des particules de peinture dans une eau noire comme du pétrole, décomposition de toutes les nourritures lancées en offrande un mois plus tôt (les prasad).
Eishapa m'interpelle, il a vu quelque chose dans l'eau. Il se saisit d'un grand et large bâton de bois, guette une onde au bord du bassin et frappe un grand coup dans l'eau. Raté. La bête est partie.
Mais il me montre l'animal estourbi le matin : sorti d'un grand torchon humide, un long poisson-chat, encore vivant, bouge vaguement. Il voudrait bien me le vendre du coup.
Je ne l'achèterai pas, mais eux le mangeront, ce grand poisson. Il a bien sale mine, et on imagine surtout que toutes les saloperies du bassin ont été ingurgitées par le monstre.

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9 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 6

tête de Ganesh
Tête de Ganesh émergeant du tas d'ordures, Bangalore, octobre 2007

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8 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 5

photo d'un ganesh cassé
Un Ganesh cassé...mais sur son trône, Bangalore, octobre 2007

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7 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 4

ouviers indiens au travail
Ouvriers évacuant la terre du bassin, Bangalore, octobre 2007

D'énormes tas de terre boueuse, résultant de la "fonte" des statues, se sont formés dans le bassin.

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6 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 3

statuettes de Ganesh


statuettes de Ganesh
Statuettes de Ganesh le long du bassin, Bangalore, octobre 2007

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5 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 2

tas de Ganesh détruits
Eishapa au milieu d'un tas de Ganesh, Bangalore, octobre 2007

Tout ce qui est repêché est entassé devant l'entrée du parc, attendant l'évacuation par un camion-poubelle.

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4 mars 2008

Le crépuscule des Ganesh 1

ganesh dans l'eau
Effigies de Ganesh émergeant du Sankey tank, Bangalore, octobre 2007

Si vous suivez mon blog, vous n'avez pas pu manquer les photos de ce très grand moment que fut le Ganesh Chaturthi en septembre 2007. Je suis retourné au Sankey tank, le lieu de l'immersion des statuettes, plusieurs fois dans les quatre semaines qui suivirent.
Une équipe d'une dizaine d'ouvriers s'affairaient pour vider le bassin. Une pompe était en marche.
Les idoles, en plâtre ou en argile, avaient pour la plupart fondu dans l'eau créant une sorte de boue à l'odeur nauséabonde.
Un souci écologique (beaucoup de journaux évoquaient le problème à l'automne) avait conduit les autorités à créer des bassins mobiles ou des bassins fermés pour le festival afin d'éviter que la peinture au plomb des idoles ne souille les cours d'eau, déjà gravement pollués en grande majorité en Inde.

Les ouvriers évacuaient ces tonnes de boue avec quelques outils rudimentaires. Il leur faudrait deux mois pour tout vider.

Plus qu'aux gens au travail, je me suis intéressé à cette sorte de Pompéi des éléphants. Le spectacle était vraiment émouvant. Ca et là, surnageaient quelques Ganesh, abîmés mais encore reconnaissables, certainement ceux conduits là pendant les derniers jours du festival. Des fragments jonchaient les bords du bassin : une main tenant une fleur de lotus, une couronne, des pieds dodus, une trompe, le tout dans les tons pastel de la peinture délavée.

Voilà l'histoire de cette petite série, dernier acte du Ganesh festival, épilogue tragique dont le titre était trop tentant pour ne pas être choisi...

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3 mars 2008

Les jeunes gens

photo de trois jeunes homme indiens à Pondicherry
Pondicherry, février 2008

Au même endroit que sur les deux photos précédentes, trois jeunes hommes qui semblaient assez satisfaits de leur personne. Hasard du cadre ou volonté inconsciente, je n'avais pas vu que le couronnement d'un bâtiment situé dans la profondeur du champ de l'image gratifie l'homme de droite d'une sorte de petit chapeau ridicule.

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2 mars 2008

Regarder les gens qui regardent 16

groupe de filles éclaboussées par l'océan
A bigger Splash ! Pondicherry, février 2008

Le titre de cette série s'est échappé d'INDIA ! pour rassembler d'autres images. Allez voir cela, et le reste, chez Manu, photographe-voyageur-blogueur qui réside, je crois, à Dehli(?) :
Manu en Inde
Comme souvent avec les blogs sur l'Inde : on a envie d'aller partout !

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1 mars 2008

Regarder les gens qui regardent 15

photo d'une famille indienne regardant l'océan
Une famille au bord de l'océan, Pondicherry, février 2008

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