Inde à la plage : instantanés 3

Vellankani, avril 2008
Deux hommes au tee-shirt jaune d'or arpentent la plage. Appelons-les, comme à l'habitude, des "maîtres-nageurs". Il y a beaucoup de noyades dans les eaux indiennes. L'océan n'est pas souvent calme et peu de gens savent nager. Devant Marina Beach, à Chennai, un panneau rappelle, sous forme de tableau, le nombre de morts des dernières années. Ça tourne autour de sept cents par an avant 2007 pour cette seule plage. Des coups de sifflet se font donc régulièrement entendre, en général pour des jeunes gars rigolards qui vont trop loin (de l'eau jusqu'au cou), cependant que leurs mères, restées juste au bord de l'eau, s'arrachent déjà les cheveux.
La pensée que les deux maîtres-nageurs puissent ne pas savoir nager m'était venue à l'esprit ce jour-là. Parfois, le mystère qui entoure le recrutement, à des positions stratégiques, de certaines personnes totalement incapables ne rend pas l'idée si incongrue (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à vous rendre à Mumbai, aux bureaux d'une grande compagnie aérienne, que je ne nommerai pas, afin de ne pas faire de tort à ALITALIA).
En lieu de bouée, le premier maître-nageur dispose...d'un bâton. Ce n'est pas pratique pour nager. Le sifflet associé au bâton, ça fait toujours un peu milicien quoi. Ça laisse à penser qu'ils sont là non pour sauver des gens qui se noient mais pour finir le travail à coup de gourdin sur la citrouille !
Pour en avoir le cœur net, je demande au deuxième, bien gentil d'ailleurs, il parle cinq langues..., s'il lui arrive d'aller dans l'eau, de sauver des gens au large en somme. Il réplique tout de go "ah non c'est pas notre boulot, nous on est juste en charge des bords..."
La question de savoir s'ils pouvaient nager ou pas n'était donc pas la bonne façon de poser le problème.
Deux hommes au tee-shirt jaune d'or arpentent la plage. Appelons-les, comme à l'habitude, des "maîtres-nageurs". Il y a beaucoup de noyades dans les eaux indiennes. L'océan n'est pas souvent calme et peu de gens savent nager. Devant Marina Beach, à Chennai, un panneau rappelle, sous forme de tableau, le nombre de morts des dernières années. Ça tourne autour de sept cents par an avant 2007 pour cette seule plage. Des coups de sifflet se font donc régulièrement entendre, en général pour des jeunes gars rigolards qui vont trop loin (de l'eau jusqu'au cou), cependant que leurs mères, restées juste au bord de l'eau, s'arrachent déjà les cheveux.
La pensée que les deux maîtres-nageurs puissent ne pas savoir nager m'était venue à l'esprit ce jour-là. Parfois, le mystère qui entoure le recrutement, à des positions stratégiques, de certaines personnes totalement incapables ne rend pas l'idée si incongrue (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à vous rendre à Mumbai, aux bureaux d'une grande compagnie aérienne, que je ne nommerai pas, afin de ne pas faire de tort à ALITALIA).
En lieu de bouée, le premier maître-nageur dispose...d'un bâton. Ce n'est pas pratique pour nager. Le sifflet associé au bâton, ça fait toujours un peu milicien quoi. Ça laisse à penser qu'ils sont là non pour sauver des gens qui se noient mais pour finir le travail à coup de gourdin sur la citrouille !
Pour en avoir le cœur net, je demande au deuxième, bien gentil d'ailleurs, il parle cinq langues..., s'il lui arrive d'aller dans l'eau, de sauver des gens au large en somme. Il réplique tout de go "ah non c'est pas notre boulot, nous on est juste en charge des bords..."
La question de savoir s'ils pouvaient nager ou pas n'était donc pas la bonne façon de poser le problème.
Libellés : Histoires_indiennes, Inde à la plage, Tamil Nadu, Vellankani
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