2 avril 2008

Quelques liens et références (/révérences)

Une exposition, très belle semble-t-il, du photographe japonais Shoji Ueda vient de se terminer à la maison européenne de la photo (mep), à Paris.
Il disait à propos des photos dans la rue: "C’est difficile de simplifier, on est souvent obligé de prendre des choses qu’on aimerait bien enlever".
Je pourrais faire mienne cette remarque tant j'aime les photographies dont le cadre sert à délimiter une portion de vide enveloppant des sujets clairement présentés.

La photographie sur l'Inde/en Inde sur internet, grands noms ou moins grands noms :
Steve McCurry, de Magnum est l'un des grands noms qui vient tout de suite en tête. Il écrit sur son site en introduction de ses photos d'Inde: "Bien que je sois allé presque 75 fois en Inde, j'en suis toujours à gratter la surface."
McCurry représente une Inde fantasmée et sans temporalité, qui n'a pas changé depuis un siècle. Taj Mahal, sadhus barbus, saris colorés, tout y passe. Et pourtant quel génie ! Car personne, selon moi, n'a mieux que lui photographie cet aspect de l'Inde qui, de fait, existe.
C'est un grand coloriste et deux ou trois images de ce site lui font explicitement référence (lesquelles ? ah, faut chercher...).

Après avoir repris une claque en revoyant hier le film War photographer de Christian Frei, à propos de James Nachtwey, j'ai découvert que ce dernier avait un site web avec deux images d'Inde. Ces dernières ne sont pas ce qu'il a fait de mieux mais c'est l'occasion de voir le reste. Le maître de la photo au corps à corps.

Une belle série noir et blanc de Stefan Rohner, découverte récemment, dans le style "Leica-noir-et-blanc".

Denis Bourges du célèbre collectif Tendance floue a fait une série sur les Hijras (la caste des transsexuels, ou simplement travestis, que l'on croise un peu partout en Inde).

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A propos de ma série dont le titre provisoire est "regarder les gens qui regardent", la grande référence est bien sûr le peintre romantique allemand Caspar David Friedrich. J'aime ses mises en scène du regard par l'utilisation d'un "spectateur délégué" dans le tableau.
Pour la photographie, j'ai découvert il y a peu cette image de Jacques-Henri Lartigue. Parfaite.
Plus récemment, cette photographie du chinois Weng Fen, qui servait d'affiche à l'exposition "Alors la Chine ?" au centre Pompidou m'avait beaucoup impressionné. Rappelez-vous, en 2003, l'année de la Chine en France. C'était du temps où la Chine était encore fréquentable, le Tibet n'existait pas encore et le Dalaï Lama n'était qu'un vieux copain excentrique de Richard Gere.

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